Actualités de rentrée : L'université d'Eté de la Rochelle

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Vidéo de la session d'ouverture de l'Université d'Eté de la Rochelle par Martine AUBRY
Première selection d'articles de presse :
Martine Aubry s'est engagée vendredi à rénover le PS "de A à Z", proposant notamment d'organiser des primaires ouvertes et d'imposer des règles de non-cumul des mandats. La première secrétaire du Parti socialiste a annoncé une consultation des militants dès le 1er octobre, lors de son discours d'ouverture de l'université d'été de la formation à La Rochelle.
"J'ai défendu avec beaucoup de camarades (...) le non-cumul des mandats comme la désignation de notre candidat aux présidentielles par des primaires ouvertes", a lancé Mme Aubry, au cours de son intervention de 45 minutes -très applaudie- devant les militants socialistes. "Eh bien, on va le faire". "Cette rénovation (...) va être profonde, de A à Z, de C comme cumul des mandats jusqu'à P comme primaires, on va y aller, allons-y!"
"Je considère que c'est aux militants de trancher", a-t-elle ajouté. "C'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'organiser une consultation militante le 1er octobre (2009, NDLR), pour que les militants fixent le cap". La première secrétaire du PS a aussi annoncé la tenue d'une convention nationale extraordinaire de modification des statuts du parti "avant l'été 2010". Mme Aubry a exhorté les socialistes à "ouvrir les portes et les fenêtre vers la société, vers la gauche, vers tous ceux qui en ont marre de ce système."
Une fois le "feu vert" des militants acquis, "nous déciderons des modalités tous ensemble", a-t-elle insisté, affirmant que la mise en oeuvre concrète des primaires serait décidée "sans doute au premier semestre 2011".
"Nous en discuterons avec les autres forces de gauche, c'est comme ça qu'on construira la maison commune et non pas en décidant nous-mêmes à la place des autres", a-t-elle poursuivi. "Engageons ces débats, discutons avec eux et décidons tous ensemble".
Par ailleurs, la première secrétaire du PS n'a pas rejeté l'idée d'une éventuelle alliance avec le MoDem, tout en faisant part de ses nombreux doutes et interrogations sur les objectifs de François Bayrou. "Que proposez-vous? Etes-vous prêt à nous rejoindre sur un projet économique, social et écologique?", s'est-elle interrogée en s'adressant directement à lui.
"Le projet a toujours précédé les alliances. C'est incontournable", a répété Mme Aubry, reprenant une phrase de sa tribune publiée la veille dans "Le Monde".
Un peu plus tôt, Ségolène Royal, qui était arrivée à ses côtés, avait consacré son discours à détailler son action dans la région Poitou-Charentes. La candidate socialiste à la dernière présidentielle, qui s'exprimait en tant que présidente du conseil régional, en a profité pour dénoncer la création d'une taxe carbone, demandant au Premier ministre François Fillon de "renoncer" à "cet impôt".
Le député Arnaud Montebourg, qui faisait pression pour l'organisation de primaires ouvertes, a aussitôt salué l'"acte d'audace" de Martine Aubry. "Elle a ratifié l'esprit dans lequel nous voulons donner des droits à tous les citoyens de France se réclamant de la gauche pour choisir à la fois leur candidat, mais aussi le projet qui ira avec", a-t-il déclaré sur France Info. Il s'agit d'une "révolution politique majeure", a-t-il commenté. Il s'est déclaré prêt à démissionner de la présidence du conseil général de Saône-et-Loire pour respecter la règle de non-cumul des mandats, une fois que celle-ci sera inscrite dans les statuts du PS, après la convention nationale extraordinaire.
"La tache de la Première secrétaire était de rassembler les socialistes", a commenté Benoit Hamon, le porte-parole du PS, sur i>télé. "Elle s'y est attelée et je crois qu'aujourd'hui on a un premier pas en ce sens, positif". AP
leJDD.ff
Propos recueillis par Maud Pierron,
Je ne suis pas quelqu’un qui vit dans la nostalgie ou le regret mais c’est vrai que l’Université d’été de l’an dernier avait été une chausse-trappe ou un coupe-gorge. Cela fait parti de la vie politique, ça forme la jeunesse. Celle-ci est de nature très différente puisque le congrès est passé -un congrès raté de blocage - et que désormais il est temps d’en tirer les conséquences. D’une certaine manière on peut dire que La Rochelle 2009 clôt le congrès de Reims, sans majorité claire ni ligne politique. Nous avons maintenant une feuille de route, ce qui est extrêmement important. Martine Aubry a lancé les chantiers de la refondation politique, de ses procédures de sélections des candidats, de ses alliances, de son vivre ensemble. Mais aussi le chantier de la refondation intellectuelle. Le Rochelle peut-être pour nous un nouveau départ, soyons optimiste mais prudent aussi. Car ce ne sont pas deux jours sympathiques qui font un parti qui repart. Il faut un travail profond et dans la durée.
Les propositions de Martine Aubry vous satisfont toutes?
Il faut en débattre et on va le faire. On va réfléchir. Le principe d’une consultation militante et d’une convention extraordinaire, c’es justement que les questions soient ouvertes. Sur les primaires, beaucoup de sujets sont sur la table: feront nous une primaire socialiste ou de toute la gauche? Comment établit-on le corps électoral? Combien de tour… En tous cas, l’agenda est juste et la liste des questions me convient.
Martine Aubry a semblé moins fermée au Modem qu’auparavant…
Martine a tiré les conséquences d’un constat: François Bayrou ne peut plus aujourd’hui être ramené à ce qu’il a été, ancien ministre de Balladur et de Chirac. Il est aussi quelqu’un qui, au Parlement européen, est allié avec les libéraux. Mais c’est aujourd’hui un centriste et non plus un homme de droite, c’est un homme qui vote les motions de censure avec nous. Donc il ne doit pas y avoir de tabou avec lui. Mais faisons attention, pas de tabou mais pas non plus la courte-échelle. Ne soyons pas sans arrêt en train de jouer de la mandoline sous son balcon parce que Marielle de Sarnez a fait un beau discours à Marseille et que la photo était belle (lors des ateliers du courant de l’Espoir à gauche, Ndlr). Le Modem, c’est tout sauf jouer, sur les questions fondamentales nous avons beaucoup de divergences. Ce débat aura sûrement lieu mais il doit être organisé de manière méthodique.
Martine Aubry a aussi parlé de "règles d’éthique" pour "garantir" la solidarité entre socialistes. C’est la bonne manière de ramener le calme entre camarades?
Le parti en a besoin, mais en même temps il ne doit pas être caporalisé. L’éthique oui, condamner certains comportement, évidemment, ne pas accepter des dérives, le dire et appliquer les règles, oui, mais en même temps le PS sera toujours un parti de diversité et de liberté.
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« Avant La Rochelle, le palmarès des dirigeants PS vus par les journalistes | Accueil
Décidément, les socialistes ne font rien comme les autres. Le congrès qu’ils avaient entamé début novembre 2008 à Reims s’est achevé fin août 2009 à La Rochelle. Elue sur le thème de la rénovation du PS, Martine Aubry vient – neuf mois après en avoir pris les rênes – de définir la « feuille de route » de la remise en marche de son parti, autrement-dit de donner un début de contenu à la modernisation. Et constituer autour d’elle une synthèse qui pourrait lui permettre de se relégitimer. Entretemps, il y aura eu la catastrophe des élections européennes et les déchirements post-congrès. Il aura fallu, aussi, que les « quadras » et quelques autres fassent monter la mayonnaise des primaires pour que la maire de Lille se convainque de prendre le parti du mouvement. Reste qu’à La Rochelle, Martine Aubry a enfin pris la mesure du poste de première secrétaire au terme du discours le plus construit et le plus dense prononcé depuis son accession à la tête du PS.
La principale annonce porte l’organisation d’un referendum interne (une « consultation militante ») le 1er octobre. Les adhérents du PS devront décider du principe de l’organisation de primaires ouvertes, se prononcer sur le non-cumul des mandats, la parité et la diversité, l’adoption d’une charte sur l’éthique. Suivra une convention de la rénovation avant l ‘été 2010. Les
Les primaires. Martine Aubry souhaite que le processus aboutisse « au premier semestre 2011 ». Primaires ouvertes à toute la gauche ? Elle ne ferme pas la porte mais n’y croît pas beaucoup. « Il est bien difficile de savoir aujourd’hui si l’intérêt de la gauche sera de présenter un ou plusieurs candidats » souligne-t-elle.
Le non-cumul. L’idée serait « de travailler sur le mandat unique des parlementaires et la limitation du nombre de mandats exercés simultanément ou successivement ». Ce n’est pas la première fois que pareille intention est affichée mais un vote des militants lui donnerait de l’impact.
La parité et la diversité. La « parité intégrale » serait inscrite dans les statuts. Pour la diversité, rien encore de très concret.
La charte éthique. Prévue dans les statuts, elle n’a jamais été élaborée. L’objectif est carrément affiché par les proches d’Aubry ; brider, en les sanctionnant, les expressions publiques par trop dissonantes. Les oreilles de Manuel Valls et de quelques autres doivent bourdonner. Certains aimeraient que l’éthique en question vise aussi à rendre plus difficiles les collaborations de certains technos socialistes à des groupes de travail sarkozyens.
Martine Aubry a aussi parlé des alliances. Là, le mouvement est plus ténu. S’agissant du MoDem elle admet que, depuis le congrès de Reims, « il est vrai qu’il a coulé de l’eau sous les ponts » mais c’est pour ajouter que « l’anti-Sarkozysme ne fait pas un projet politique ». La première secrétaire pose deux questions à François Bayrou : est-il prêts à « rejoindre » le PS sur un projet économique et est-il d’accord pour soutenir les candidats de gauche aux régionales ? L’adresse est un peu rude mais elle fait sauter un tabou. Le PS pose des conditions mais reconnaît qu’il peut y avoir des discussions. Un petit pas, en somme.
« Martine nous a donné la feuille de route qu’on attendait après Reims » commentait Pierre Moscovici juste après le discours. « C’est énorme ! Maintenant, ca va changer » renchérissait Arnaud Montebourg avec son habituel sens de la modération. L’enthousiasme était nettement plus modéré dans les rangs des amis de Benoît Hamon. « Ca frémit. Espérons que ca va bientôt bouillonner » souligne la collaboratrice d’un grand élu.
Jean-Michel Normand
Après le lancement par Martine Aubry de la rénovation du parti, les socialistes, au deuxième jour de leur université d'été à La Rochelle, parlent du fond, enchaînant les ateliers. Le cœur apparemment un peu plus léger...
LAURE EQUY, envoyée spéciale à La Rochelle, et AFP
François Hollande à La Rochelle. (PIERRE ANDRIEU/AFP)
15:25. le PS n'a pas encore décidé s'il allait soutenir Georges Frêche aux régionales, indique Martine Aubry. Leprésident de la région Languedoc Roussillon a été exclu du PS pour ses dérives verbales.
14h15. Les primaires, «c’est le chemin de la défaite à gauche», selon Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, interrogée à Vieux Boucau dans les Landes, où le PCF tient son université d'été. «C’est aussi dire: "vous êtes inscrit dans ce régime présidentiel et on n’en bouge plus"» alors que «la gauche doit porter une réforme complète des institutions».
13h10. Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, indique que son parti ne participera aux primaires ouvertes proposées par le PS que s'il s'agit de désigner «un candidat de la gauche» et non un candidat socialiste.
12h20. Le voilà de retour à la Rochelle quasiment en simple militant. «Pendant longtemps, j'y ai débattu de géopolitique du PS», rappelle l'ex-numéro un du PS, François Hollande, qui sourit: «Aujourd'hui, on me demande d'intervenir sur la géopolitique du monde, j'y vois donc une élévation de statut!» Dans le restaurant attenant, on chante à tue-tête l'Internationale, Hollande veut y voir un hommage à Giorgos Papandreou, président grec de l'Internationale socialiste, invité lui aussi à réfléchir à la «géopolitique de la crise».
Renouant un instant avec son ton de premier secrétaire, il appelle les socialistes à «comprendre que c'est à eux d'apporter des réponses» dans leur projet pour le pays. Pas une «preuve d'hégémonie», se défend-il, mais une question «de confiance en nous».
11h40. Devant l'Espace Encan, Michel Vauzelle aussi, a planté sa tente, voisine de celles du MJS, de la Fondation Jean Jaurès ou de Socialisme et démocratie. Entouré de ses amis, il fait la promo de sa pétition pour «inscrire la charte des services publics dans la Constitution» pour laquelle il vise 4,5 millions de signataires. «Ne riez pas, on va les atteindre!» Une bataille qui, selon le patron de la région PACA, a par ailleurs, le mérite de «fédérer extrêmement les forces de gauche» et, pour le PS, de donner le ton dans la perspective des régionales de 2010.
«Aujourd'hui, on déshumanise l'administration comme on déshumanise la politique», dénonce-t-il, en ciblant également la réforme des collectivités locales voulue par Sarkozy, censée réduire de moitié le nombre d'élus locaux. Façon d'«empêcher nos concitoyens d'attraper dans la rue un élu par la manche pour lui dire ses attentes», peste Vauzelle.
11h30. Les partisans de François Hollande demandent à Martine Aubry d'apporter "rapidement de la clarté et des précisions" sur son projet de rénovation du parti comprenant les primaires et le non cumul des mandats.
"Plus vite on clarifiera la position, que cela soit sur les primaires ouvertes et le non cumul, plus vite on pourra relancer la mécanique", a expliqué à l'AFP Michel Sapin.
L'eurodéputé Stéphane Le Foll et le député Bruno Le Roux se sont inquiétés des modalités d'une consultation militante du 1er octobre proposée la veille par la première secrétaire. "S'il s'agit de demander aux militants s'il faut débattre de primaires ouvertes pour désigner le candidat socialiste à la présidentielle, alors on relancera la machine à claques", ont-ils fait valoir.
Pour les trois hommes, il conviendrait de demander clairement aux militants s'ils sont pour la désignation du candidat socialiste par les militants et les sympathisants PS, ou par un corps électoral associant les partis de gauche alliés aux socialistes. Faute de quoi, à leurs yeux, le débat s'éternisera.
9h15. De bon matin, les socialistes entrent dans le dur avec un atelier sur l'après-crise à la Rochelle. Au deuxième jour de l'université d'été du PS, des alliés de gauche, le communiste Olivier Dartigolles et le président du PRG, Jean-Michel Baylet, ont été invités. Non pour discuter tambouille électorale à six mois des régionales mais pour phosphorer sur les voies de la «reprise» et «inventer un nouveau modèle».
Porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles se désole: «Sarkozy s'est remis à courir et nous n'arrivons pas à nous relever...» Avant de parler politique industrielle, il écarte à mots couverts les primaires: «Pour les Français, la question n'est pas qui sera face à Sarkozy en 2012 mais comment vivre mieux.»
Alors que «la crise donne tristement raison aux analyses de la gauche, mais ne profite pas à la gauche, en tout cas électoralement», Laurent Fabius, animateur du débat, veut retourner ce paradoxe. Il égrène une série de propositions et réclame, «pour les hauts revenus, une tranche supplémentaire pour l'impôt sur le revenu», le conditionnement des exonérations de cotisations fiscales aux négociations qui aboutissent dans les entreprises, la participation de salariés aux conseils d'administration et aux comités de rémunération, la conception d'une «fiscalité démocratique», etc.
Pierre Moscovici détaille ensuite les temps forts de la convention nationale sur un nouveau modèle de développement qu'il pilote: consultation des militants, élaboration du projet, décision avec amendement possible. «Cela fait 12 ans que l'on n'a pas eu une convention de cette nature», se réjouit-il.
L'eurodéputé Vincent Peillon commence par déplorer: «La grande réforme fiscale de gauche, nous ne l'avons pas faite.» Avant de suggérer de modifier les indicateurs de mesure de la croissance et de limiter les hauts salaires - «de 1 à 30, nous pensons que c'est suffisant» -.
Très applaudie, l'économiste Susan George, fondatrice d'Attac, demande «de l'audace» à un PS «grand parti de gouvernement» qui n'a «pas osé assez.»
Le Parti socialiste fait sa rentrée à La Rochelle avec son université d'été, dominée par la question des primaires et des alliances.
Libération.fr
A La Rochelle vendredi. (REUTERS)
JOURNÉE DE VENDREDI
18 h 30. Des dizaines de militants s'agglutinent au premier étage. Mine réjouie, Arnaud Montebourg,qui anime un «atelier de la rénovation» sur les nouvelles pratiques militantes, primaires pour 2012 en tête, s'étonne: «La salle va être trop petite, on dirait.» Depuis sa sortie voilà 10 jours, le député de Saône-et-Loire, qui assurait que son nouveau cheval de bataille serait le dernier au sein du PS, a vu son «moral remonter en flèche», les conversions à la chaîne de responsables socialistes et, enfin, Martine Aubry officialiser le processus. Rendant hommage à «l'acte d'audace» de la première secrétaire, Montebourg lui dit «je suis ton homme pour conduire ce changement.» Et ce pour «faire briller en ligue 1» un PS «excellent en Ligue 2», qui se contente de remporter des scrutins locaux.
Visant un socle électoral de 5 millions de personnes, il assure que les participants, après avoir désigné le prochain candidat à la présidentielle, «iront chercher les autres». «On aura fait un quart du chemin», parie Montebourg, qui jubile: «passer de 200 000 à 20 millions d'électeurs, c'est compliqué, mais de 5 à 20 millions, là ça commence à être sérieux...»
18 heures. Il est loin le temps des règlement de comptes par courriers? Habituellement très critique à l'égard de la direction, Manuel Valls, cette fois, «ne boude pas son plaisir» après le discours d'Aubry. «Il y a une direction, un mouvement. Prenons-le», plaide le député-maire d'Evry (Essonne), qui s'était le premier, en juin, déclaré candidat à des primaires pour 2012, se félicitant d'une «belle victoire de celles et de ceux qui défendent la rénovation. Pas pour la rénovation, mais parce que cela va changer en profondeur le PS et son rapport aux Français».
16h50. Il avait appelé Martine Aubry à fixer une «feuille de route» à la Rochelle. Pierre Moscovici se réjouit, estimant que le discours d'ouverture de la première secrétaire «est de nature à donner au parti une partition et un chef d'orchestre». Rénovation interne via une consultation des militants auxquels Aubry «redonne un rôle» et refondation intellectuelle «tout autant, sinon plus indispensable». Sur le processus de primaires, pour lequel le député du Doubs avait lancé une pétition dès juin, le voilà également satisfait: «on avait besoin d'une décision de principes», quitte à discuter «plus tard des modalités».
15h50. Fin du discours de Martine Aubry, et place aux ateliers. Réaction d'Antoine Détourné, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS): «Il va y avoir des débats entre nous, et c'est tant mieux. L'appel à la démocratie, aux militants, c'est ce qu'il ya de mieux. Finalement, Martine Aubry nous fait du Ségolène», conclut-il en plaisantant.
15h41. Sur la question de l'alliance avec le Modem, Martine Aubry demande à François Bayrou de faire preuve de «clarté». «Avoir un adversaire commun», en l'occurence Nicolas Sarkozy, n'est pas un argument suffisant à ses yeux pour «bâtir ensemble un avenir».
15h30. Trancher d'entrée de jeu les sujets brûlants pour avoir ensuite le loisir de parler du reste. Et faire de l'université de la Rochelle «trois jours utiles». Certes, Martine Aubry promet d'enclencher «la refondation des idées» et assure qu'avec les partenaires de gauches, dont les représentants participeront samedi à plusieurs débats, il ne sera pas question «de stratégie électorale mais de l'essentiel, du projet aux Français».
Mais pour son discours d'ouverture, la dirigeante socialiste dit avoir voulu réserver aux militants la primeur de ses annonces sur la rénovation interne du parti. «Marque de respect», souligne-t-elle... Et le résultat est plutôt décoiffant. Vous avez voulu la rénovation, vous allez l'avoir, dit-elle en substance. Assurant qu'il était temps de «passer du discours aux actes», elle annonce une consultation des militants pour le 1er octobre, pour qu'ils fixent le cap de la rénovation». A eux d'en trancher les principaux chapitres. Non cumul des mandats, énonce Aubry, ovationnée. Et bien sûr des primaires ouvertes pour 2012.
14h35. En tant que puissance invitante, Ségolène Royal, présidente de région, ouvre l'université d'été. Sur un discours très picto-charentais, axé sur l'écologie. «Voilà la révolution écologique, voilà la politique par la preuve», martèle-t-elle, vantant le bilan de la région: premier plan européen de panneaux photovoltaïques, premier lycée européen de l'après-pétrole, partenariat avec le Sénégal sur des fours solaires, etc. «Nous avons fait bien plus que ce que nous avions dit, et bien plus que le programme des Verts en 2004», lance-t-elle, alors que le rassemblement Europe Ecologie est tenté de partir sous ses propres couleurs aux régionales.
Dans la perspective du rendez-vous électoral de 2010, elle appelle les présidents (PS) de régions à «mettre en valeur les actions accomplies, notamment leurs qualités de gestionnaires, alors que l'Etat vient taper dans nos caisses.»
14h30. Ségolène Royal et Martine Aubry se rejoignent pour faire leur entrée devant les militants. Bousculade géante chez les photographes qui mitraillent le premier rang où les deux ex-rivales du Congrès de Reims ont pris place, aux côté de Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, les proches de Royal, Delphine Batho, Jean-Louis Bianco et Patrick Mennucci. Un jeune militant s'impatiente: «On peut pas être entre socialistes?!».
Vendredi 14 heures. La Rochelle sous le soleil, son port, ses terrasses. Presqu'un air de vacances jusqu'à... l'arrivée de Ségolène Royal. Coup de chaud dans la salle de presse. Les journalistes, dans une cohue inouïe collent à l'ex-candidate PS à la présidentielle qui a fait exposer devant l'espace L'Encan des modèles de véhicule électriques Heulliez. «C'est fort d'avoir mis les voitures, ça fait un truc concret», s'emballe une militante. «Madame Ségolène, moi c'est juste pour un autographe», supplie un autre. Interrogée sur les primaires, Royal se réjouit de la conversion de nombreux responsables socialistes: «vous connaissez mon avis, je l'ai exprimé depuis longtemps. Les bonnes idées font leur chemin... En même temps, il faut que les décisions soient prises rapidement pour pouvoir passer à autre chose.»
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